Eviter les arnaques à la frontière Thaïlande – Cambodge

La frontière terrestre entre la Thaïlande et le Cambodge est connue pour ses arnaques. Nous vous donnons tous nos conseils pour passer sans accroc et sans avoir a donner de bakchich à qui que ce soit!

 

Comment rejoindre la frontière?

Pour se rendre à Poipet (poste frontière cambodgien) depuis Bangkok, trois solutions s’offrent à vous :

  • En train : C’est semble-t-il la solution la moins chère mais aussi la plus compliquée. Il faut prendre un train à Bangkok jusqu’à Aranya Prathet, à environ 5km de la frontière pour 48 bahts. Puis vous devrez négocier un tuk-tuk pour vous rendre jusqu’à la frontière (au moins 40 bahts par personne). Une fois la frontière passée, prenez un bus pour aller jusqu’à Siem Reap, mais pas n’importe lequel, j’en reparlerai.
  • En bus : Le bus normal est la solution la plus confortable mais aussi la plus chère. Il vous emmène à la frontière, passe la frontière avec vous et vous emmène directement à Siem Reap. Ne cédez pas en acceptant « l’aide » proposée pour faire votre visa. Nos amis de Voyage à deux sacs s’en sont très bien sortis sans!
    Cette option vous coutera environ 800 baths dans les agences de Bangkok.
  • En minibus : C’est l’option que nous avons choisie et on s’en est bien sortis mais ça aurait pu mal tourner. Le minibus ne coûte que 300 baths pour un Bangkok – Siem Reap. C’est en effet ce qui est marqué sur le ticket mais la réalité est toute autre… Evidemment l’agence qui vous vend le ticket à Bangkok se gardera de vous en parler.

 

Les différentes arnaques

Comme cette frontière est très courue, les arnaques sont nombreuses. Il faut que vous sachiez que vous n’êtes jamais obligés de donner de l’argent à qui que ce soit excepté pour payer votre visa cambodgien qui coûte 30$.

Les formulaires officiels de demande de visa se trouvent dans le bureau de l’immigration et nulle part ailleurs. N’acceptez pas de remplir une photocopie trouvée je ne sais où (qu’on vous demandera peut-être même de payer)!

Ne donnez votre passeport qu’aux bureaux d’immigration. Vous le sortirez trois fois : une fois pour la douane thaïlandaise, une fois pour le visa cambodgien, une fois pour le tampon. Ne le donnez en aucun cas à une autre personne sinon bonne chance pour le récupérer gratuitement.

  • L’arnaque du bus : Comme je vous l’ai dit, on pourra vous demander de l’argent dans le bus direct en vous disant qu’il ne vous attendra pas, etc. Ne cédez sous aucun prétexte, même si toutes les autres personnes du bus payent. Normalement le bus vous attendra mais si vous avez peur de le rater, préférez le minibus ou le train.
  • L’arnaque du minibus : Lorsque vous prenez le minibus à Bangkok, celui-ci ne passera pas la frontière. Il vous laissera soit à 5km si vous ne donnez pas d’extra, soit dans un bureau d’un complice. Dans le premier cas, prenez un tuk-tuk jusqu’à la frontière, dans le deuxième ne cédez pas!
  • L’arnaque de « l’aide » : Si vous parvenez à vous diriger vers le poste frontière par vous même sans avoir cédé jusque là, des personnes se feront un plaisir de vous proposer de l’aide. Ils vous suivront partout tant que vous n’aurez pas accepté. Ne répondez pas, ne les regardez pas et poursuivez votre chemin même s’ils vous harcèlent!
  • L’arnaque du visa : Parfois, les douaniers vous demanderont un peu plus que les 30$. Il semble que cette arnaque soit de moins en moins fréquente mais dans tous les cas, patientez sur le côté et ne cédez pas à la corruption.
  • L’arnaque du tampon : Dans le même style, les douaniers demandent parfois 1$ pour apposer le tampon sur votre passeport. Comme pour l’arnaque précédente, la patience est votre meilleure arme!
  • L’arnaque des bus côté Cambodge : Une fois la frontière passée, des cambodgiens interceptent tous les touristes et les font monter à bord d’une navette gratuite pour le terminal. C’est le terminal pour ceux qui payent les 10 ou 15$ au complice des minibus. Si vous n’avez pas payé, aucune raison de monter dans cette navette car le trajet jusqu’à Siem Reap vous sera facturé 9$ au minimum…

Voilà a peu près toutes les arnaques qu’on peut trouver près de la frontière Thaïlande – Cambodge. Je vais maintenant vous donner quelques conseils.

 

Mes conseils pour un passage sans accroc

Depuis Bangkok je vous conseille de prendre le train ou le minibus qui sont moins chers que le bus normal mais aussi plus sujets à des arnaques. Dans tous les cas, photocopiez votre ticket! Essayez de donner la copie quand on vous le demande (on vous le demandera dès Bangkok) et dans tous les cas, gardez l’original de préférence ou un double, il pourra servir après le passage de la frontière.
NB : D’autres voyageurs qui avaient une copie de leur billet sont allés dans le bureau de la police touristique cambodgienne une fois la frontière passée. On leur a fournit un ticket de bus pour Siem Reap après avoir montré cette copie. En revanche, d’autres qui avait simplement une photo sur leur téléphone n’ont pas eu cette chance. Dans les deux cas, ils n’avaient pas cédé aux arnaques.

Une fois à la frontière, ne cédez sur RIEN! Nothing, nada, walou! Ignorez tout le monde et dirigez vous vers les bureaux officiels facilement reconnaissables. A l’intérieur soyez patients et ne vous énervez pas si on vous demande un bakchich. Pour notre part, c’était l’heure de pointe (11h) et les douaniers n’avaient pas le temps de gratter des dollars par-ci par-là.

Côté cambodgien, ne prenez pas la navette gratuite (sauf si vous avez payé le complice dont j’ai parlé plus tôt). Essayez plutôt de trouver un bus par vous même dans la rue principale. Les compagnies sont nombreuses et certainement moins chères que 9$ pour 2h30 de trajet.

Après ces dures épreuves vous serrez à Siem Reap et pourrez profiter à fond des temples d’Angkor!

 

Comment ça s’est passé pour nous?

Nous avions pris un minibus jusqu’à la frontière en sachant très bien que la suite serait compliquée. En voyant qu’il nous emmène directement au poste frontière on était agréablement surpris, mais les choses se sont vite gâtées!

On nous a déposé dans un bureau dans lequel était inscrit une vieille affiche « immigration ». On a vite compris le truc et quand un des australiens qui était avec nous à été trop curieux, le complice à usé de tous ses talents de comédiens colérique pour nous faire comprendre que c’était la seule solution si on voulait aller jusqu’à Siem Reap… Vu son énervement on est vite partis faire nos visas nous mêmes comme des grands en sachant qu’on aurait surement pas de bus derrière la frontière!

Tout s’est très bien passé étant donné qu’il y avait beaucoup de monde. Les douaniers ne nous ont rien demandé de plus que le prix du visa et en 2min, c’était fini! On a simplement attendu un peu pour avoir le tampon car c’était bondé.

Du côté cambodgien on nous a fait monté dans la navette gratuite et en arrivant au terminal, je me suis rendu compte que j’avais eu un éclair de génie. Dans le minibus de Bangkok il y avait pleins de petits bouts de scotch verts collés partout. je me suis dit que c’était bien le style des agences de coller une petite gommette sur chaque passager pour les reconnaitre une fois qu’on a donné notre ticket. J’en ai récupéré deux qu’on a mis sur nos t-shirts et en effet, tous les autres touristes en avaient aussi de toutes les couleurs parfois avec une inscription!

En fait ces gommettes sont normalement pour les personnes qui payent le complice du minibus avant la frontière. L’argent ne sert pas à vous aider mais à payer le bus cambodgien. Une fois payés, ils vous remettront ces bouts de scotch en guise de ticket.

Au final on monte dans un bus, le chauffeur récupère les bouts de scotch et en avant pour Siem Reap à l’oeil! Bon c’est pas vraiment honnête ce que j’ai fait. En même temps, s’ils n’avaient pas été aussi agressifs à la frontière et pour nous faire monter dans la navette, on aurait payé comme tout le monde…

Notre trajet nous aura donc coûté en tout et pour tout 300 bahts chacun mais il est normalement plus cher qu’on prenne le bus ou le minibus. Il nous a aussi bien stressé car on était dans le doute à plusieurs moments vu ce qu’on avait entendu. On avait aussi peur de se faire démasquer avec nos « faux » autocollants jusqu’au dernier moment donc c’était quand même éprouvant.

 

J’espère que cet article vous aura aidé et surtout j’espère que vous arriverez à passer cette frontière aussi bien que nous! Dans tous les cas de figure, ne vous énervez pas même si vous en aurez sans doute envie à plusieurs moments. Il ne reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance et rappelez-vous qu’au bout de cette journée de galère, les magnifiques temples d’Angkor s’offriront à vous!

Connaissez-vous d’autres arnaques à cette frontière? Comment s’est passé votre passage au Cambodge?

15 Comments

  1. <<Bonjour
    Por notre part, nous avions pris la solution du bus: confortable, sans embrouille et peu couteux. Le système des minibus et des agences marchaient super bien il y a 20 ans (?) en Thailande, c'est maintenant la course à l'arnaque. Evitez bien Khao Sand Road qui devenu un repaire de brigands.
    Salut à tous
    François voyageurs en famille

  2. Lol j’aurai voulu vous voir avec vos étiquettes mais belle technique en tout cas ! Une bonne journée fatiguante mais le but est d’arriver. Bel article en tout cas 😉 bise à vous

  3. Ce passage de frontière est un sujet d’angoisse pour beaucoup de voyageurs et j’ai pu lire pas mal de billet sur le sujet. De quoi être prêts pour le jour J !

  4. Ca doit vraiment être lourd quand même toutes ces « esquives d’arnaques! »

  5. Cc en tant qu’asiatique vivant en France ma sœur et moi ont galèré pour juste obtenir le bout de formailité départ-arrivée ,car notre visa est déjà prêt sauf qu’il nous fallait juste cette formalité pour apposer notre entrée et sortie ,effectivement les guides dans le bus provenant de thaï ce ne sont pas les enfants de cœur ,pour trouver l’emplacement immigration on s’est perdues un peu même en suivant les autres qui comme nous les petits agneaux égarés ,on avait un mal fou au début,je compte y retourner toute seule et espère obtenir facilement la feuille ce qu’ils appellent application form visa on arrival équivalent formalité pour faire notre visa et l’autre fameux bout d’entrée et de sortie,actuellement je suis au Cambodge pour juste accompagner ma sœur afin de lui faire découvrir en 3 jours siem rep et plus tard je compte revenir vers mai 2017 ,oui l’histoire est récente,les choses se sont tellement passées à une vitesse que l’on n’a pas pu voir clair et voir la couleur de l’emplacement immigration car le guide nous embobine trop et nous embrouille,heureusement qu’on ne s’est pas fait soutirer un centime car tout en sachant qu’on a notre visa pourquoi devrait on payer autre chose,par contre frontière lao, les douaniers sont plus cool ,on remplit notre formulaire visa sur place et en un rien de temps on a notre laissé passé lol,je pense qu’au frontière thaï Cambodge les filous sont à l’affût de quelques centaines de bahts et ou 40$ ,j’appréhende un peu mais ce que je recommande aux routards ou autres voyageurs essayez de vous entraider et passer des infos si vous vous croisez et n’ayez pas peur de dire combien on a déboursé ou que l’on s’est fait arnarquer ,dans l’avenir notre expérience aidera les autres ,franchement en tant qu’asiatiques je suis écœurée par leurs comportements et vraiment déçue ,je ne m’y attendais pas à ce genre de trafic de papiers soient disant délivrés et censés être gratuits ,faut dire même les poulets douaniers sont de mèche c’est terrible ,mauvaise expérience mais je dois recommencer pour découvrir le Cambodge en plus longue durée,si de votre côté vous désirez nous donner des conseils et autre pour d’autres pays pour obtenir des visas frontaliers surtout par voix terrestres ,recommandez nous bien de À à Z ,de mon côté je vais tâcher de photographier les emplacements et les chemins qui mènent à ces fameux bureaux immigration pour faciliter les gens comme nous qui aiment l’aventure ,sur ce merci .

    • Bonjour Susie, quel témoignage!
      Malheureusement, les frontières cambodgiennes, laotiennes et thaï nous laissent souvent de mauvais souvenirs… Je trouve ça nulle car au finale c’est la première impression du pays et c’est difficile de passer outre…
      Bref, chacun a son expérience et ça montre bien qu’ils ont de la diversité et qu’ils actualisent bien leurs petits pièges.
      Le mieux est de s’armer de patience (enfin, c’est plus facile à dire qu’à faire).
      Bon courage pour ta prochaine visite du Cambodge. 😉

  6. a la frontière corruption. 5 flics qui ne disent rien et un vieux con qui ne vous regarde pas en face quand vous lui parlez. qui vous demande 37 e pour passer alors que le prix est de 30 e. et pourtant on avait pas de signe extérieur de richesse. sacs à dos et moi j étais fatiguée. ça m a écoeuréété, je ne reviendrai plus dans ce pays c est sûr rien pour pour cette corruption toléré et qui ce passe tous les jours . 7 e par personnes s il en fait 50 par jour, ce qui est peu , vue le nombre de touristes, 350 e par jours . divisé par 5 agents. c est 70 e par jour et chacun . sur un mois 70 e , allez par 5 ou 10 jours ils ont des salaires de roi. Ils peuvent porter des bagues en or et diamants. c est infecte cette pratique. ce flic ressemblait à un viet durant la guerre. pourrit .

    • Et oui malheureusement c’est comme ça à certaines frontières…..
      Après pour notre part, c’est pas ça qui va nous faire dire qu’on y retournera pas car on a adoré ce magnifique pays qu’est le Cambodge! 😀

  7. Le Cambodge est un des pays les plus pauvres du monde. La corruption à haut niveau affaiblit une économie encore balbutiante.
    Pour survivre, la population travaille très dur, et le tourisme est une manne salutaire. Si certains cambodgiens sont en situation de grappiller quelques euros de plus que le strict tarif, vous pouvez considérer que cette très modeste « arnaque » permettra à leurs gosses d’avoir un uniforme scolaire moins rapiécé, ou un peu plus de poisson dans leur riz.
    Soyez généreux. Ça ne vous coûte pas plus qu’un McDo qui lui vous détruit la santé en enrichissant des empoisonneurs millionnaires.
    Donnez des pourboires. La plupart d’entre vous, disons les moins pingres, laissent quelques euros à un serveur de restaurant français, payé pour son travail, sans même qu’il ait eu à fournir un effort de qualité.
    Laissez le même pourboire dans les restaurants, et autres commerces de service, durant vos voyages asiatiques, là où les employés sont payés au tarif local, 3 ou 4 euros par jour.
    Soyez généreux, soyez humains, et oubliez définitivement le réflexe parano du touriste français qui se sent arnaqué partout dans le monde, même celui des très très pauvres.

    • Salut Joss,
      Nous n’avons pas la même vision c’est certain. Mais tu l’as dis toi-même, la corruption est mauvaise quoi qu’il arrive. Alors pourquoi la soutenir?
      Tu sais nous n’allons plus au Mcdo depuis longtemps, nous donnons des pourboires si nous estimons que le service est correct en France comme ailleurs, mais soutenir une corruption qui se fait ouvertement aux yeux de tous, surement pas!
      En plus en ce qui concerne ces douaniers ripoux, ce genre de raisonnement ne fonctionne pas du tout car ils vivent très largement au dessus de la moyenne des gens. C’est totalement incomparable.
      Il faudrait oublier définitivement ce réflexe moralisateur des touristes français qui se sentent supérieurs aux autres et comme apportant le bien partout où ils passent en distribuant leurs euros.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>